22.11.04
Préventivement, et face au
vieillissement des membres dans les sociétés pistolet, l'idée est venue de
donner plus d'attrait au tir sportif à l'arme de poing par un enseignement
précis et efficace. Des demandes en ce sens se sont fait entendre un peu
partout en Suisse.

Pour instruire un grand nombre de membres des sociétés selon des lignes de
conduite générales et éprouvées, il fallait donner ces compétences à des
instructeurs formés à la même école. Il fallait aussi être en mesure de
renseigner sur toutes les disciplines de tir et sur les degrés de la pratique
du tir sportif. Mais, au sein de la FSTRP, personne n'a voulu prendre la
responsabilité de fonder cette école.
En 1970
Deux membres de l'équipe nationale (Wulf Listenow et Reiny Ruess) se décidaient de créer, sur une base privée, une union en faveur des
tireurs sportifs. Ils fondèrent l'Ecole Suisse de tir au pistolet. Ils ont
établi un catalogue des leçons et se sont réparti le travail et les tâches de
l'enseignement.
En 1971
Pour les 50 ans d'existence de la Fédération
suisse des tireurs au revolver et au pistolet FSTRP, un cours de tir au
pistolet a été organisé à Saint-Moritz, cours auquel le président de la FSTRP,
Roland Hirni, participait en qualité de stagiaire. Il a été enthousiasmé par ce
cours de tir et a proposé l'aide financière de la FSTRP pour ce qui était des
frais de secrétariat et pour assumer d'éventuels découverts lors des cours.
En 1972
Le travail commença par le premier cours de tir
au pistolet d'ordonnance dans le cadre de la nouvelle ESTP et ledit cours s'est
déroulé sur trois journées. L'objectif assigné et à atteindre était que ces
moniteurs apportent dans les sociétés un enseignement unifié suivant les lignes
générales de l'ESTP et que, par la suite et de leur côté, ces participants
dispensent leur savoir au sein de leurs sociétés respectives, vulgarisant ainsi
notre sport national.
En 1974
Les sociétés et associations des matcheurs
s'intéressaient et s'inscrivaient à des cours, demandant entre
autre que les cours soient orientés sur les disciplines internationales. Le
premier cours dans ce sens fut mis sur pied et afficha complet. Le cours de 5
jours traitait tous les programmes internationaux, soit une discipline par jour
: pistolet à air, pistolet libre, pistolet
standard, pistolet de sport de gros calibre et tir de vitesse olympique.
Pendant les cinq années suivantes, ce sont plus
de 200 moniteurs qui furent formés en Suisse allemande, plus de 40 en Suisse
romande et plus de 25 en Suisse italienne.
En 1978
Jusqu'à cette année-là, seul le pistolet
d'ordonnance était utilisé au niveau des sociétés et un peu le pistolet libre.
Les coûts des munitions augmentaient chaque année et avaient atteint pour tout
un chacun le seuil du supportable.
L'ESTP était responsable de l'introduction du
pistolet de sport de petit calibre dans la formation et pour tous. Hans Willi,
le nouveau Chef ESTP, oeuvrait également à la direction de la FSTRP et Reiny Ruess écrivait des articles
dans la Gazette des tireurs pour convaincre les tireurs au pistolet de
l'avantage des munitions du pistolet de sport (PSPC) et surtout de leur prix
relativement bas. Cela a porté ses fruits, le PSPC a déjà été introduit l'année
suivante. Dans la foulée, la proposition apportée par l'ESTP de soumettre les
dames et juniors à un poids de détente de 1000 gr, selon les règles
internationales, fut acceptée.
En 1979
Après l'introduction révolutionnaire du pistolet
de sport de petit calibre dans le tir suisse, l'offre des cours de l'ESTP fut révisée et l'enseignement du tir séparé de l'enseignement de la
formation des moniteurs. En ce temps-là, les candidats à une place d'instructeur
devaient suivre d'abord le cours d’instructeurs 1 (CT 1), produit nouvellement
créé, afin d'être préparé plus efficacement à leurs futures tâches. Auparavant,
pour base d’instruction, tous les participants devaient avoir suivi avec succès
les cours de tir.
L'Ecole suisse de tir au pistolet restait
autonome face à l'association faîtière et s'engageait à soutenir les intérêts
des sociétés de tir au pistolet. Bientôt, elle reconnut aussi l’importance
d’une instruction planifiée de la relève et s’engagea avec succès pour
l’élaboration d’un concept de la relève au pistolet.
En 1983
L'influence et l'affluence des jeunes
provoquaient une orientation accrue des tireurs vers le 25 m dans les sociétés,
lesquelles se dotaient d'installations adéquates. Ce nouveau domaine a été
inclus dans les programmes dispensés dans le cadre de l'école de tir. Ainsi,
l'enseignement du tir s'est diversifié en deux cours : le cours de tir 1 : pour
le pistolet à air PAC 10 m, le pistolet d'ordonnance 25 m et le pistolet de sport
50 m ; le cours de tir 2 : pour le
pistolet à air vitesse 10 m, le pistolet de sport de petit calibre 25 m et le
pistolet libre 50 m.
En 1984
En même temps que le tir à 25 m. faisait des
émules et que le nombre de tireurs augmentait, les devoirs des chefs de
concours ont aussi augmenté. C'est donc pour cet enseignement particulier qu'un
cours de moniteurs 2 a été créé et mis sur pied dans le concept traditionnel de l'ESTP, cours
qui avait le mérite d'être exclusivement en relation avec les règles de l'UIT et la formation des
directeurs de tir.
En 1996
A l'occasion de la conférence des
moniteurs ESTP à Olten, l'Ecole suisse de tir au pistolet fêtait ses 25 ans d'existence.
Aujourd'hui, l'ESTP se base sur une organisation
bien rôdée, fonctionnant avec 3 écoles qui agissent chacune dans sa région respective et dans les trois langues
nationales, l'allemand, le français et l'italien.
En résumé, plus de 1000 moniteurs ont été formés
sur le nouveau concept de l'ESTP. La moitié d'entre eux (573) se sont inscrits
comme membres de section, de canton ou d'association et se sont aussi occupés à
transmettre les choses apprises. Ils possèdent le brevet valable jusqu'en 2000.
Puis, après la fusion des deux associations SSC
et FSTRP en Fédération suisse de tir,
l'Ecole suisse de tir put garder son autonomie ; elle était subordonnée à la Division pistolet de la FST.
Le concept d'enseignement élaboré par la SSC et la SSTS l'était avec l'aide de l'ESTP qui apportait les
conseils techniques. L'exigence principale était :
"un enseignement unifié dans les sections,
sur la base des lignes directrices éprouvées de l'ESTP ...". Cela ne
gênait en rien l'avenir de notre école. Mais après la fusion de la FST avec la SSTS, l'ESTP a été
"mutée" de la Division pistolet à la Division
formation dont les places principales étaient occupées par des tireurs au fusil.
En 2004
L'ESTP apprenait que les responsables de la
Division formation avaient tout simplement éliminé notre école des organigrammes
de la FST. Après des discussions sur la liquidation de l'ESTP (cette dernière
en ressortait affaiblie en cas d'intégration), il est apparu que cela n'était
que pour une courte durée et qu'à très court terme, il n'y aurait
plus rien de semblable en Suisse. Beaucoup de tireurs au pistolet voulaient
sauvegarder l'ESTP, le seul "monument" qui restait de la défunte
FSTRP.
Le 4 novembre 2004
En soirée, l'association Ecole suisse de tir au
pistolet était fondée et le document de fondation ainsi que les statuts étaient
signés.
Le 9 novembre eut lieu l'assemblée constituante, le
comité fut nommé, les statuts acceptés et les actions futures discutées.
Des inscriptions pour
les cours de tir sont à nouveau acceptées. Veuillez nous
envoyer votre inscription par courriel à l'adresse : info@pistol-school.ch
Les membres actifs, les membres passifs ainsi que les membres bienfaiteurs et
les sponsors sont les bienvenus. Inscriptions au moyen du formulaire
d'inscription qui se trouve sur la page d'accueil du site Internet, sous la
rubrique "MEMBRES"